5 idées reçues sur la retraite

09:02 dans Retraite par admin

Allongement du temps de cotisation, périodes d’inactivité, rachat de trimestres… Entre réformes successives et questionnements sur le système par répartition, vous ne savez pas à quoi vous attendre pour la retraite ? Décryptage de 5 idées reçues, pour tenter d’y voir plus clair.

« Le système de retraite par répartition est bancal par nature »

Le système de retraite par répartition fonctionne sur un principe simple : les actifs d’aujourd’hui paient la pension des retraités actuels. En vertu de cette solidarité, les cotisations des régimes de retraite obligatoires sont redistribuées entre les différentes catégories socioprofessionnelles.

Ce système a longtemps fait ses preuves, mais c’est la donne économique et sociale qui a changé. En effet, le nombre de retraités augmente beaucoup plus rapidement que celui des actifs. Cela s’explique par différents facteurs, comme la crise de l’emploi, l’allongement de l’espérance de vie, ou encore l’entrée tardive des jeunes dans la vie active. Pour retrouver l’équilibre entre cotisations et pensions, différentes réformes visent à allonger la durée de cotisation des actifs, reculer l’âge du départ à la retraite ou modifier le mode de calcul des pensions.

« J’ai 40 ans, il est trop tard pour commencer à préparer ma retraite »

Il n’est jamais trop tard pour vous constituer un capital retraite. Et les possibilités sont nombreuses, quel que soit votre âge et votre situation.

  • L’assurance vie : permet d’épargner à votre rythme et dans un cadre fiscal avantageux. Vos intérêts et plus-values sont exonérés d’impôt sur le revenu à partir de 8 ans de détention, dans la limite annuelle de 4 600 € si vous êtes célibataire et 9 200 € pour un couple. Vous pouvez ensuite récupérer votre épargne sous forme de capital ou de rente.
  • L’épargne salariale : le Plan d’Epargne Retraite Collectif (PERCO), mis en place dans votre entreprise, vous permet à la fois d’épargner à votre rythme (grâce à des versements volontaires), de profiter d’éventuels abondements de la part de votre société et de choisir une sortie sous forme de capital ou de rente viagère. Ce dispositif offre également de nombreux avantages fiscaux : par exemple, l’intéressement n’est plus imposable s’il est versé sur le PERCO. De plus, ni l’abondement, ni le capital de sortie ne sont soumis à l’impôt sur le revenu.
  • L’investissement immobilier locatif : même en commençant relativement tard, la location d’un bien peut vous assurer un complément de revenus au moment de la retraite. Par exemple, en achetant un bien à 40 ans, remboursable en 20 ans, vous profiterez de loyers réguliers au moment de votre départ à la retraite.

« Epargner pour préparer sa retraite est risqué : mon épargne ne vaudra plus rien dans 20 ans »

Livrets d’épargne, comptes à terme, assurances vie… de nombreux placements n’engagent nullement – ou très peu – votre capital de départ. Sur les supports le permettant, n’hésitez pas à adapter votre prise de risque selon votre situation et vos objectifs. Par exemple, si votre horizon de placement est assez lointain, optez pour une assurance vie multisupport et répartissez votre investissement entre fonds en euros sécurisés et unités de compte. Si ces dernières n’offrent aucune garantie de retour sur investissement, elles permettent en revanche d’atteindre des taux de rentabilité bien plus élevés que les fonds en euros. Les fonds en unités de compte plus risqués mais potentiellement bien plus rentables, sont donc à privilégier quand la retraite est encore loin. Au fur et à mesure que votre retraite approche, vous pourrez progressivement sécuriser votre épargne.

« Si j’arrête de travailler pour élever mon enfant, je serai pénalisée à l’heure de la retraite »

Les indemnités journalières perçues au titre du congé parental étant considérées comme un salaire, elles sont comptabilisées dans le calcul de votre pension retraite. Vos enfants doivent être nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2004 et votre congé limité à 3 ans par enfant. En outre, les indemnités journalières perçues à l’occasion du congé maternité seront désormais également comptabilisées dans le calcul de votre pension de retraite à compter du 1er janvier 2012.

« L’allongement de la durée de cotisation va m’obliger à partir à la retraite beaucoup plus tard »

Sous certaines conditions, vous pouvez « racheter » des trimestres non travaillés (années d’études supérieures par exemple) ou durant lesquels vous avez travaillé sans avoir cotisé. Adressez-vous à votre caisse de retraite pour connaître les modalités et le prix de l’opération. Le rachat de trimestres dépend à la fois de votre âge, de vos revenus et de votre option d’achat.
Avant de prendre une décision, comparez le coût de l’opération au surplus de retraite potentiellement obtenu. N’oubliez pas de tenir compte de l’avantage fiscal du rachat : les versements effectués sont déductibles de votre salaire brut, sans limitation. L’opération est satisfaisante si votre supplément de retraite compense le prix de rachat dès l’âge de 70 ans. Au-delà, l’intérêt est limité.

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